que demande le peuple ? c'est facile comme tout.

vers 10h 30 je sors la batterie de casseroles, il faut que tout soit près si possible pour 11 heures. La maman de Eva a prévenu qu'elle aurait faim à 11 heures. pas manqué, son estomac a sonné le gong pile à la bonne heure. Eva mange 1/2 petit pot de poire et se délecte. elle ouvre bien la bouche et je la sens réceptive à plein de sensations positives. elle tourne sa langue en pointe et la fait rouler sur le côté. elle dit gr et gui aujourd'hui. elle est en pleine vie. tape des pieds sur les tapis. je regrette d'avoir commandé le parc, je n'en ai pas besoin et il me prend beaucoup de place. j'ai cru bien faire. il me resservira la semaine prochaine car nous commencerons l'adaptation de Théo B, différent de celui que nous connaissons bien. il va y avoir plein de départs, avec Lucas qui a ouvert la voie en 1er, s'en suivront Rachelle et Manon, Arthur, et enfin Tom. c'est encore cette roue qui tourne à nous faire perdre la tête.

quand je suis avec mes casseroles je ne suis jamais seule = Théo me supervise, impossible de le faire jouer ailleurs, il observe chacun de mes faits et gestes.

pendant ce temps Tom joue tout seul dans la cabane, il se parle à voix haute et m'appelle pour que je vienne voir quelque chose.

et quand à Joris, il est sur la terrasse, il rentre et il sort, 10 fois à la minute. ou bien il joue dans un autre coin de la cabane.

aujourd'hui ils sont solitaires, ça ne fait pas de mal.

depuis que l'on se promène tous les matins je n'ai plus rien le temps de faire, déjà qu'avant c'était du rapide, à présent je n'y comprends plus rien.

je me suis fait une raison, je vois que les enfants sont épanouis, calmes dans l'ensemble, il y a vraiment peu de haussement de tons. j'ai toujours mes idées à mettre en place, mes articles que j'ai lu début mai et que je n'ai pas encore blogués, et tous les magazines que j'ai achetés depuis et même pas encore lus.

au lieu de m'affoler, j'ai pris un autre tournant sans m'en rendre compte, je laisse filer. je pense dans ma tête, je regarde autour de moi, je découvre des enfants en perpétuel changement, ça me saoule, c'est mon ivresse à mon travail.




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