"viens que je te fasse un bisou, tu es un gentil petit garçon."


Ce matin il y a eu une grosse crise d'angoisse. 26 mois arrivait tout content de retrouver ses copains chez sa nounou, le visage heureux.

Pour une raison ou pour une autre, un nuage est passé dans sa tête et il s'est blotti dans les bras de sa maman, la crise d'angoisse montait de plus belle. Il a pourtant fallu que la maman parte.

Mais c'est était allé trop loin en intensité déjà et l'enfant ne savait plus redescendre seul. J'avais beau lui proposer son doudou il le jetait par terre, lui proposer de venir jouer, de faire un atelier, etc, il refusait tout en bloc = il était à fond en train de s'écouter dans sa détresse et il voulait essayer d'aller jusqu'au bout de ce qu'il pouvait manifester.

Sur le fond, c'est surement très bon de laisser un enfant hurler quand il en éprouve le besoin, sinon, il rentre ses colères et c'est ainsi que des gens continuent leurs vies avec des tas de colères rentrées qui leur bousillent leurs journées.

sur la forme c'est usant de faire comme si de rien n'était et de continuer avec les 3 autres enfants alors qu'on ne peut même pas s'entendre lorsque l'on se parle.

Ma fille a mis de la musique "où es-tu papa", pas moyen. En fait il voulait surtout sa maman. mais on n'a pas eu d'idée de titre de chanson.

J'ai expliqué qu'il nous dérangeait quand il criait aussi fort et qu'il pouvait s'arrêter. il était assis sur le porteur bleu mais il criait qu'il voulait son porteur bleu, vous imaginez la scène !

bref, tout le monde connait ce genre de moment que vivent les enfants et leurs parents à un moment où un autre dans leur vie.

là où je veux vous emmener, c'est juste après, quand la crise est partie, quand l'enfant a trouvé le moyen de s'apaiser, et que nous nous sommes tous décontractés.

Le petit garçon s'est rapproché de moi, timidement, je l'ai regardé, je lui ai fait un sourire pour le mettre en confiance, il est venu encore plus près de moi et je lui ai passé la main dans les cheveux. Il cherchait à savoir si j'allais lui tenir rigueur de ce début de matinée pénible.

C'est lui qui est venu rétablir le contact avec moi. il a branché le cordon. il me parlait de tout et de rien. il souriait, comme un tout petit enfant. et moi je lui ai dit, "viens que je te fasse un bisou, tu es un gentil petit garçon."

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