joindre l'utile à l'agréable

 les légumes, c'est aussi pour ce soir, j'ai essayé de m'avancer car le week-end va être trop court. ils ont tout mangé mais j'ai mixé la moitié de la part sinon ils en laissaient.
quand je suis en retard, je bourre tout dans un bac alors de temps en temps il faut = TRIER LES BACS. ce matin c'était tri de cartes de vocabulaire, de dominos, de puzzles en bois. et bien entendu tout le monde voulait jouer au fur et à mesure des redécouvertes. moi ça me va ça, c'est du jeu libre, je suis à côté d'eux, occupée de mon côté mais attentive à leurs réactions. c'est là que je suis la plus efficace, quand je range et quand ils sentent que je les observe et que je souligne quand je vois des réussites.
 j'ai même donné 2 images de monstres à Lucas car je vois que c'est difficile pour lui de ne pas rester avec nous pour jouer comme avant. c'est le problème de quitter un endroit de jeux pour aller travailler.

je leur ai donné un moment plus tard des cartons vides et ils s'en sont fait des blocs à escalader, je ne voulais pas qu'ils réveillent celui qui dormait.
et puis ils sont allés jouer dehors bien sûr, ils s'éclatent -je suis contente- à tourner autour de mon massif.

je le rêvais ce massif mais personne ne me suivait. jusqu'à ce que l'on creuse avec une pelle mécanique pour la salle de jeux et pris par le temps ou la désorganisation on n'avait pas d'endroit pour stocker la terre évacuée.

j'ai dit =
- dans la pelouse ?????? c'était inespéré.

ils m'ont prise pour une folle mais personne n'avait le temps de s'épancher sur mon sort, j'ai eu exactement le massif que je voulais. mais mon bau-père n'a toujours pas digéré que je sacrifie le jardin. il ne sait pas que je compte supprimer la pelouse qui reste !

l'an d'après peu d'enfants encore en faisaient le tour.
tandis que cette année, ils se paient de ces tranches de rigolades, rouges comme des coquelicots. hourrah. mon plan fonctionne.

ce que j'ai en plus, c'est une plantation colorée agréable à regarder, beaucoup plus jolie que le mur gris de mon nouveau voisin, et j'attends assez haute pour composer un vrai rideau végétal. ce qui nous a permis de supprimer la haie de séparation, et comme les nouveaux arbres sont à plus de 2 mètres de distance de la limite nous n'avons plus obligation de les tailler, c'est beaucoup de temps et de fatigue éliminés.

et je m'étais dit que si quelqu'un devenait handicapé il y aurait toujours moyen de profiter des extérieurs en roulant dans un fauteuil tout autour dudit massif pour se muscler les bras.

mais ça, je suis la seule à y penser...

Commentaires