y'a plus qu'à profiter des derniers jours avant le départ.

avant le départ...
- en vacances ?
- ou le départ d'un enfant ?


c'est un peu les 2 mon colonel. mes grandes vacances commencent le 6 aout, tandis que Théo nous quitte pour de bon vendredi !

oh lala. encore une famille merveilleuse. qui m'a épanouie avec des gentillesses.

mais je suis une vieille renarde et je commence à connaître la chanson des départs. je sais que c'est ainsi que va la vie. quand on termine quelque chose une nouvelle se commence.

c'est ainsi que l'on retourne le calendrier, et 6 mois plus tard on change le numéro de l'année, au bout de 30 changements environ on se voit avec des cheveux gris, on songe à la retraite.

les 30 réveillons je les ai tous vécus, mes cheveux ont blanchi, je n'ai pas vu le temps passer. comme pour me prolonger, je mets de la lenteur dans mes journées, je prends les enfants dans mes bras et je les serre en me disant que ce n'est pas un rêve, ils sont bien là. tout près de moi.

je ne veux pas inviter la tristesse, la nostalgie, ni compter à rebours. je ne veux que de la vie à serrer jusqu'à en mourir même étouffée.

je ne veux pas que les enfants me regrettent, je veux qu'ils se rappellent juste de moi au moins une fois en se disant qu'ils m'aimaient bien.

je les ai préparés à me quitter. et moi aussi je suis prête.

je sais comment cela va se passer, j'ai mes idées.

j'écoute juste un peu plus attentivement les choses que Théo essaie de me faire comprendre. il y a ce qu'il dit, ce qu'il pense, ce qu'il ressent et ce qu'il veut que je décode.

il y a ses secrets que je suis priée de ne pas toucher.

le regard satisfait de celui qui sait que je sais. et alors je le lui dis ce que j'ai vu. ouf, il est rassuré, il peut passer à un autre sujet.

c'est l'été cette fois, tout est lent, chaud, moite. l'été vient de commencer et on a déjà peur de l'automne qui peut vite arriver.

c'est pour ça qu'il faut s'arrêter un peu et bien emmagasiner. nous on est allés en poussette, ils aiment vraiment ça. ils ont des repères, forcément on passe toujours aux mêmes endroits. il y a la pelle mécanique, le ram, la bibliothèque, le chat, le tracteur, les vélos, la moto, l'avion, toujours le cou qui se retourne pour ne rien laisser passer. et il est 10 h, nous rentrons à la maison, les enfants jouent encore sur la terrasse, je les laisse faire, ils sortent des jouets, je les laisse jouer.

moi je prépare le repas pour 11 heures. sur la terrasse fraiche. je leur donne une bassine pour se laver les mains dehors, hop elle est renversée. ils se bousculent, à 3, pour s'assoir en premier. ils commencent par le fromage car je ne suis pas tout à fait prête.

le plus grand me pose 10000 questions. au bout d'un moment je me rends compte que je ne suis pas obligée de donner 10000 réponses. je lui dis chut et mange.

pendant le repas il aborde le sujet de l'heure du dodo. il commence par demander s'il va encore pouvoir jouer un moment. je dis oui. et il finit pas demander à aller se coucher, car au moment du déjeuner, ils en ont plein les pattes de jouer en fait.

moi je dois nettoyer et débarrasser, faire leurs toilettes.

puis je viens écrire ici à ceux qui aiment venir lire. me boire un café en solo. ils écoutaient des musiques de films pour enfants et se sont rapidement endormis.

voilà, Lily n'est pas venue, peut-être demain. j'ai plein de paperasse à faire, et pas la moindre envie, je crois que je ne vais même pas me forcer.














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