samedi d'avant la reprise

pour tout dire, je dois m'y remettre. j'étais en vacances cette semaine et j'ai bien profité de la montagne. j'ai vernis le plancher, assemblé 4 lits, badigeonné le buffet en rose orchidée, trié, rangé, jeté, vidé la cave (presque).

ce n'est pas du repos me direz-vous. Moi ça me fait l'effet d'un sport, je vais au-delà de mes limites physiques.

sauf que c'est un investissement financier, un placement physique en quelque sorte.

à présent je peux vous offrir un café car j'ai une cafetière, même un chauffage électrique 2000 W. même un évier encastré mais pas encore l'écoulement...

Paris ne s'est pas fait en 1 jour !

il me faut un escalier pour descendre à la cave. nous n'avons pas pu passer les sommiers par la fenetre, j'en ai le bras droit meurtri. une élongation peut-être.

il me reste la plomberie, la terrasse, le balcon. le lambris sous le toit.

les carreaux n'ont pas été lavés depuis des mois et des mois, ceux de ma maison si, mais ça ne se voit plus...

comme le temps passe !

j'ai fait de la confiture de pastèque, d'abricots, du ratafia d'abricots, de la liqueur de noyaux d' abricots, oui j'ai acheté une caisse d'abricots. pour le chalet je fais des conserves, car là-haut on est au bout du monde et il ne faut pas se laisser prendre au dépourvu.

quand je suis là-haut je m'assois en face de la montagne et j'écoute le silence. je regarde le soleil se coucher en face de moi et les nuages dessinent des figures que j'essaie d'identifier en visages de personnes disparues, je cherche toujours un signe d'amour quand je regarde le ciel.

mais je n'ai toujours rien entrepris dans ma maison de nounou. je dois désinfecter les matelas car les pipis ont débordé, soit ça passe soit je dois changer de matelas, c'est aujourd'hui ou jamais, le dimanche les magasins sont fermés.

je n'ai pas envie de m'atteler à la fin de contrat dans 15 jours. pas envie de ranger la salle de jeux. pas envie de récurer.

pourtant je ne boude pas le plaisir de revoir les bouts de choux. ils m'apportent tant de plaisir. c'est ce satané ménage qui me tue.

ça me rassure.

Commentaires