assistante maternelle = métier de la Tendresse

sentiment de plénitude = Avoir un sentiment d’entière satisfaction physique et morale.

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punaise, je l'ai déjà décrite cette sensation de plénitude ici 

je rabache. je voulais dire que je me sens à ma place quand je fais mon travail. comme je pourrai l'être à un autre poste d'ailleurs, mais pas partout non plus.

je trouve autre chose alors =

quand je me regarde travailler, je me vois sur un banc dans un parc bien à l'ombre, Tom et Théo qui courent d'un jeu à l'autre; Eva qui a mal dormi cette nuit est groogie dans la poussette, ses yeux à demi ouverts elle est bien calme, tandis que Théo B est sur mes genoux et je le berce pendant qu'il regarde le feuillage au-dessus de nos têtes.

tout à l'air si facile. je suis là pour donner des câlins aux enfants qui en ont besoin. je me dis que c'est doux comme tout, le bonheur.

et puis au moment du repas quand les 2 bébés pleurent de faim à la fois et que ce n'est pas vraiment l'heure encore, le sentiment de plénitude n'est plus vraiment aussi intense.

c'est un moment pénible pour moi, bien entendu pénible pour tous, mais la différence c'est que moi je ne le montre pas, je prends sur moi.

comme je n'ai pas 4 bras encore, tant pis l'un des 2 va pleurer, mais je vais faire attention à ce que ça ne dure pas trop longtemps. et je vais faire en sorte de me rapprocher au plus près des 2, pour pouvoir câliner ou réconforter par la parole, qu'ils soient rassurés ils ne sont pas tout seuls abandonnés.

quand je leur donne à manger je les encourage, je leur parle de leur parent, j'essaie de rendre le moment des plus agréables.

au moment du change je leur dis que je vais les changer, je les préviens quand je fais un pschitt avec l'eau savonneuse, je les entoure de douceur, même quand ça ne sent pas bon et je dis plutôt ce qui sent bon.

mais bien sûr que ce n'est pas aussi facile que ça, quand ils sont 4 à la fois. pour calmer Eva qui  réclame les bras, je la couche sur le canapé et je m'assois à côté d'elle pour la masser doucement, les mains, les bras, les jambes, le ventre. elle se calme vite et puis se remet en pleurs dès que je m'éloigne. je ne sais pas pourquoi elle n'est pas bien aujourd'hui, n'a pas de température, un petit rhume. et du coup Théo B pleure à la relève.

Pour le moment Théo B est à côté de moi et il ronfle dans le transat, (obligée pour le transat, il faut qu'il soit tout près de moi...et de Eva par conséquent). Eva aussi dort bien, sur le canapé, ben oui, à la guerre comme à la guerre avec les bébés parfois il faut improviser. ils ont mis 1h30 avant de sombrer, comme s'ils luttaient pour ne pas se laisser aller.

alors oui, mon travail c'est en premier donner des câlins. on ne peut pas passer à autre chose tant que la situation n'est pas câlinée. pas besoin de se prendre la tête au reste du programme. mais en tout cas je leur passe quand même du matériel pour bien profiter de leur journée. heureusement qu'il y a toujours 2 grands qui sont autonomes car si 4 petits piquaient leur crise en même temps je ne sais pas si je saurais gérer.

 Théo joue longtemps avec une enveloppe et des cartes, jusqu'à ce que l'enveloppe soit inutilisable, lui aussi je pense qu'il a mal dormi cette nuit. il est grognon.

 au parc dès 9h du mat.

 nos puzzles il en manque.

 fruits du mois
 le sac à main de Eva
 le cube de ThéoB
 le chien qui sert à tout le monde
 du matériel qui sert à Théo N.

 

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