les grands atouts de la promenade en forêt








en forêt on ne peut pas s'endormir dans la poussette = à cause des cailloux qui secouent le 4x4 pardi !

pauvre Eva qui ne sait pas encore marcher, obligée d'ouvrir grands ses yeux noirs pour mieux profiter.

pas de gaz d'échappement juste au ras des narines, nous sommes partis pour nous dépenser physiquement.

mais pas trop vite, il y a des jambes de nains encore. comme celles de Théo qui tantôt se traîne ou tantôt galope. moi je l'encourage, quand il me dit "mains" je réponds essaie tout seul, et lorsqu'il y parvient je le félicite. il crie "Manon", tout fier de savoir crier le prénom de sa petite camarade.

Manon droit devant ne se fait pas prier, depuis sa naissance elle cavale et escalade tout ce qui passe à portée de ses pieds. elle est contente et la mission que je lui ai assignée ce matin, c'est "écouter la consigne". elle s'applique, parfois elle hésite un peu trop, tant elle est tentée de n'en faire qu'à sa tête, alors à chacune de ses réussites je la félicite aussi et je sais que cela a un bien plus grand impact sur elle et sur tous les enfants d'ailleurs.

Tom est dans son auto dans sa tête ce matin, il me parle des couleurs des feux, il me montre un volant invisible et il aimerait bien voir un animal = nous sommes à la recherche.

- l'autre jour avec Alain on est partis dans la montagne, et qu'est ce qu'on a vu ? une biche ! alors Manon répète, "biche, biche".
- peut-être que si on va dans la forêt on va croiser un écureuil,
ou un oiseau,
ou une biche ?
et les yeux sont écarquillés à fond, les petits cerveaux sont en ébullition.

tout le long de la promenade je vais bien sûr entretenir le suspens, les faire grimper un sentier escarpé, puis redescendre car je ne peux pas -c'est bien sûr- y passer avec la moitié même de la poussette !

eux s'y croient complètement, ils font du crapahutage, c'est difficile, ils tombent et se relèvent.

mais c'est ça ma pauvre Lucette (non elle c'est ma mère) = nous sommes en apprentissages.

  • nous nous arrêtons le temps qu'il faut pour cueillir du lierre pour les mamans, un bout de bois vraiment trop chouette.

  • je montre des framboises qui ne sont pas mures, à côté des mures qui ne sont pas des framboises.

  • nous avons vu un gros chien qui nous a fait peur quand il nous a aboyé dessus depuis sa clôture, pourvu qu'il ne puisse jamais s'en échapper. c'est une vieille chienne pas commode. 

  • j'ai montré l'usine d' Arbine là où travaillent plein de papas et de mamans parfois. 

  • nous avons regardé l'eau qui coule dans les caniveaux. 

  • nous avons essayé de ne pas mettre les pieds dans les flaques d'eau et de boue.

  • nous avons quitté les chaussures pour remonter dans la poussette, nounou ne veut pas de boue sur les sièges !

c'était une des plus belles balades qui soient, une matinée riche pour mes petiots que j'accueille, la voilà la vraie vie qui fait bien grandir les petits.

à chaque fois qu'elle entend s'approcher un copain, Eva piaffe de joie.

c'est un privilège de nounou de pouvoir assister à tous ces moments privilégiés, ces relations exceptionnelles que seuls des enfants peuvent tisser sans être influencés par quoi que ce soit.


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