gérer les colères

oui à la colère, non à la violence

1. Comment gérer les colères des enfants?

Marlène, deux ans, n'accompagne plus sa maman au supermarché. Ses cris et ses mouvements de rage, à chaque refus de ce qu'elle réclame, ont eu raison de la patience maternelle. Comment ne pas se sentir à la fois désarmée et énervée devant un petit bout de fille qui hurle, trépigne, escalade le chariot et vous fait regarder des clients comme un bourreau d'enfants?
Les petits, entre dix-huit mois et quatre ans environ, sont volontiers coléreux. La frustration ou le dérangement, en fait tout ce qui s'oppose à leur désir immédiat, peut être le prétexte d'une crise. Ils voudraient décider de leur vie, mais ils se sentent petits et impuissants. Obéir? C'est insupportable. Ou alors vraiment pour faire plaisir...
Comment réagir à ces colères?

Sur le moment
- L'enfant, lancé dans une crise de colère, perd tout contrôle émotionnel. Il n'entend rien, il vole en éclats. Le contraindre ou le raisonner ne ferait que renforcer ses cris.
- La tension nerveuse doit d'abord se vider. Le mieux est de laisser un temps à l'enfant pour décharger cette énergie, soit en l'ignorant, soit en l'isolant lorsque c'est possible ("Tu vas aller un moment crier dans ta chambre, tu reviendras lorsque tu seras calmé).
- Ne cédez pas. Si les colères "payent", elles deviendront plus fréquentes.
- Ne piquez pas une colère plus forte que la sienne. Il serait terrifié. Souvenez-vous que votre attitude a toujours valeur d'exemple pour l'enfant.

A la fin de la colère
-Lorsque vous sentez que l'enfant a vidé une grande partie de sa rage, vous pouvez, s'il accepte, l'aider à terminer. Enveloppez-le dans vos bras et tenez-le un moment contre vous, de manière ferme et tendre. Bercez-le doucement. Cela l'aide à se reconstruire.
- Ne rester jamais sur un conflit. C'est à vous de faire le premier pas vers la réconciliation. L'enfant a absolument besoin de savoir que sa colère n'a pas endommagé l'amour que vous lui portez.
- S'il a eu des gestes violents qui ont fait mal ou cassé quelque chose, aidez-le à réparer. Il peut demander pardon à son frère, ou ramasser les morceaux du puzzle qu'il a lancé en l'air.
- Expliquez-lui qu'il a, comme tout le monde, le droit de ressentir et d'exprimer de la colère, mais pas celui de détruire ou de faire mal.

A froid
- Si votre enfant est très coléreux, s'il réagit à la moindre contrariété ou frustration, c'est le moment de vous interroger. Avez-vous su lui imposer progressivement des limites? Est-ce bien clair que ce n'est pas lui qui commande à la maison?
- Donnez-vous à votre enfant, ainsi que son père, l'exemple d'adultes qui savent contrôler leurs émotions, dériver leur propre colère et garder leur calme?

Comment éviter la prochaine colère?
- Essayez, très rapidement, de détourner son attention vers quelque chose qui l'intéresse. Cela va de: "Oh, regarde le pigeon sur la terrasse!" à "N'est-ce pas l'heure de ton feuilleton?".
- Montrez que vous comprenez son désir, avant de refuser de le satisfaire: "Tu as raison, ces bonbons ont l'air délicieux, la prochaine fois c'est ceux-là que nous achèteront."
- Parfois un oui limité, qui est l'aboutissement d'une négociation, peut désamorcer un conflit. C'est la méthode sans perdant. "D'accord pour le bonbon, mais un seul"; "OK pour que tu continues ton jeu mais cinq minutes seulement".

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